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mercredi 26 mars 2008

Chapitre treizième : « Le nietzschéisme est-il un humanisme ? »

D’aucuns se récrieront contre la négation du libre-arbitre; mais il convient d’abord de comprendre l’utilité d’une telle notion avant de s’en servir et, a fortiori, de la revendiquer. Pour Nietzsche, en effet, la liberté relève du mythe, puisqu’elle scelle irrémédiablement la culpabilité de l’homme. Sa négation n’ôte rien à la puissance du nietzschéisme, au contraire. L’homme qui reconnaît la volonté de puissance n’a que faire de la liberté, car elle l’engage sur le chemin du renoncement à soi. Or, objectera-t-on, n’est-ce pas là faire retour à l’idée de nécessité, c’est-à-dire à ce qui ne peut être autrement qu’il n’est et, insensiblement, s’acheminer vers un nouveau conservatisme?