Nos échanges avec autrui ont souvent lieu entre chien et loup, dans cette zone que nous connaissons bien, où se mêlent compréhension et incompréhension. Or, au-delà des quiproquos ou des malentendus de surface, qui souvent se dissipent, nous pouvons avoir l'impression que l'autre parfois nous échappe complètement. "Je ne TE comprends pas !" Mais, est-ce vraiment étonnant étant donné nos différences ? Néanmoins, la différence n'explique pas tout. En effet, si elle suppose l'altérité, elle ne s'y réduit pas. Comme le disait Aristote : "différent se dit des choses qui, tout en étant autres, ont quelque identité, non pas selon le nombre, mais selon le genre, l'espèce ou l'analogie" (Métaphysique, ᐃ, 9). Ainsi, la différence suppose une identité commune - notre humanité, par exemple - qui rend la compréhension possible. Comment, dès lors, expliquer que l'autre puisse malgré tout nous paraître incompréhensible ?
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jeudi 14 février 2019
Puis-je comprendre autrui ?
Nos échanges avec autrui ont souvent lieu entre chien et loup, dans cette zone que nous connaissons bien, où se mêlent compréhension et incompréhension. Or, au-delà des quiproquos ou des malentendus de surface, qui souvent se dissipent, nous pouvons avoir l'impression que l'autre parfois nous échappe complètement. "Je ne TE comprends pas !" Mais, est-ce vraiment étonnant étant donné nos différences ? Néanmoins, la différence n'explique pas tout. En effet, si elle suppose l'altérité, elle ne s'y réduit pas. Comme le disait Aristote : "différent se dit des choses qui, tout en étant autres, ont quelque identité, non pas selon le nombre, mais selon le genre, l'espèce ou l'analogie" (Métaphysique, ᐃ, 9). Ainsi, la différence suppose une identité commune - notre humanité, par exemple - qui rend la compréhension possible. Comment, dès lors, expliquer que l'autre puisse malgré tout nous paraître incompréhensible ?
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jeudi 1 novembre 2018
Que nous apprend l'expérience?
Notre rapport à l'expérience est fondamentalement ambigu. Sans elle, il n'y a pas d'apprentissage possible, ni même de connaissance véritable. Cependant, contrairement à ce que l'on croit d'ordinaire, elle n'est pas en elle-même source de connaissance. Autrement dit, ce n'est pas l'expérience qui nous permet de forger nos idées. Elle serait plutôt ce qui est susceptible d'entrer en conflit avec elles, nous contraignant, bon gré mal gré, à des changements et à des réajustements. Afin de le montrer, j'aimerais procéder à l'analyse critique de l'induction ou raisonnement inductif, qui présente l'expérience comme point d'appui dans l'élaboration des connaissances. Je suivrai en cela les précieuses remarques de David Hume et Karl Popper.
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